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Le blog de Waddle

La foi de la sunamite

19 Août 2011 , Rédigé par Waddle Publié dans #Divers


 Bonjour mes amis, comme d’habitude, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui, je voudrais simplement partager avec vous l’histoire d’une femme, dans la bible, qui m’a beaucoup touchée : la sunamite qui rencontre le prophète Elysée.

On l’a lu la semaine dernière à l’église, et j’ai donc voulu en parler ici.

 

Commençons par lire l’histoire :

 

2 Rois, Chapitre 4 :

 

4.8

Un jour Élisée passait par Sunem. Il y avait là une femme de distinction, qui le pressa d'accepter à manger. Et toutes les fois qu'il passait, il se rendait chez elle pour manger.

4.9

Elle dit à son mari: Voici, je sais que cet homme qui passe toujours chez nous est un saint homme de Dieu.

4.10

Faisons une petite chambre haute avec des murs, et mettons-y pour lui un lit, une table, un siège et un chandelier, afin qu'il s'y retire quand il viendra chez nous.

4.11

Élisée, étant revenu à Sunem, se retira dans la chambre haute et y coucha.

4.12

Il dit à Guéhazi, son serviteur: Appelle cette Sunamite. Guéhazi l'appela, et elle se présenta devant lui.

4.13

Et Élisée dit à Guéhazi: Dis-lui: Voici, tu nous as montré tout cet empressement; que peut-on faire pour toi? Faut-il parler pour toi au roi ou au chef de l'armée? Elle répondit: J'habite au milieu de mon peuple.

4.14

Et il dit: Que faire pour elle? Guéhazi répondit: Mais, elle n'a point de fils, et son mari est vieux.

4.15

Et il dit: Appelle-la. Guéhazi l'appela, et elle se présenta à la porte.

4.16

Élisée lui dit: A cette même époque, l'année prochaine, tu embrasseras un fils. Et elle dit: Non! mon seigneur, homme de Dieu, ne trompe pas ta servante!

4.17

Cette femme devint enceinte, et elle enfanta un fils à la même époque, l'année suivante, comme Élisée lui avait dit.

4.18

L'enfant grandit. Et un jour qu'il était allé trouver son père vers les moissonneurs,

4.19

il dit à son père: Ma tête! ma tête! Le père dit à son serviteur: Porte-le à sa mère.

4.20

Le serviteur l'emporta et l'amena à sa mère. Et l'enfant resta sur les genoux de sa mère jusqu'à midi, puis il mourut.

4.21

Elle monta, le coucha sur le lit de l'homme de Dieu, ferma la porte sur lui, et sortit.

4.22

Elle appela son mari, et dit: Envoie-moi, je te prie, un des serviteurs et une des ânesses; je veux aller en hâte vers l'homme de Dieu, et je reviendrai.

4.23

Et il dit: Pourquoi veux-tu aller aujourd'hui vers lui? Ce n'est ni nouvelle lune ni sabbat. Elle répondit: Tout va bien.

4.24

Puis elle fit seller l'ânesse, et dit à son serviteur: Mène et pars; ne m'arrête pas en route sans que je te le dise.

4.25

Elle partit donc et se rendit vers l'homme de Dieu sur la montagne du Carmel. L'homme de Dieu, l'ayant aperçue de loin, dit à Guéhazi, son serviteur: Voici cette Sunamite!

4.26

Maintenant, cours donc à sa rencontre, et dis-lui: Te portes-tu bien? Ton mari et ton enfant se portent-ils bien? Elle répondit: Bien.

4.27

Et dès qu'elle fut arrivée auprès de l'homme de Dieu sur la montagne, elle embrassa ses pieds. Guéhazi s'approcha pour la repousser. Mais l'homme de Dieu dit: Laisse-la, car son âme est dans l'amertume, et l'Éternel me l'a caché et ne me l'a point fait connaître.

4.28

Alors elle dit: Ai-je demandé un fils à mon seigneur? N'ai-je pas dit: Ne me trompe pas?

4.29

Et Élisée dit à Guéhazi: Ceins tes reins, prends mon bâton dans ta main, et pars. Si tu rencontres quelqu'un, ne le salue pas; et si quelqu'un te salue, ne lui réponds pas. Tu mettras mon bâton sur le visage de l'enfant.

4.30

La mère de l'enfant dit: L'Éternel est vivant et ton âme est vivante! je ne te quitterai point. Et il se leva et la suivit.

4.31

Guéhazi les avait devancés, et il avait mis le bâton sur le visage de l'enfant; mais il n'y eut ni voix ni signe d'attention. Il s'en retourna à la rencontre d'Élisée, et lui rapporta la chose, en disant: L'enfant ne s'est pas réveillé.

4.32

Lorsque Élisée arriva dans la maison, voici, l'enfant était mort, couché sur son lit.

4.33

Élisée entra et ferma la porte sur eux deux, et il pria l'Éternel.

4.34

Il monta, et se coucha sur l'enfant; il mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains, et il s'étendit sur lui. Et la chair de l'enfant se réchauffa.

4.35

Élisée s'éloigna, alla çà et là par la maison, puis remonta et s'étendit sur l'enfant. Et l'enfant éternua sept fois, et il ouvrit les yeux.

4.36

Élisée appela Guéhazi, et dit: Appelle cette Sunamite. Guéhazi l'appela, et elle vint vers Élisée, qui dit: Prends ton fils!

4.37

Elle alla se jeter à ses pieds, et se prosterna contre terre. Et elle prit son fils, et sortit.

 

 

Je trouve l’attitude de cette femme extraordinaire et très enrichissante.

 

Quand on lit cette histoire, on se rend compte que, cette femme tient le premier rôle de bout en bout et que son mari est complètement relégué au second plan ! Il n’existe ici que par l’appellation « son mari »…

 

Si on décortique un peu l’attitude de cette femme, on trouve de tout, absolument de tout, et il peut être intéressant de prendre exemple sur elle, et de se demander ce que nous ferions dans des situations similaires…

Premièrement, l’hospitalité. Sans que le prophète Elysée lui demande quelque chose, elle l’invite à manger chaque fois qu’il se rend dans sa ville, et finit par l’inviter à dormir, au point d’aménager la maison spécialement pour lui.

 

Deuxièmement, l’humilité. C’est sans doute un des points qui m’ont le plus touché dans cette histoire. Lorsque le prophète veut la remercier de l’avoir si bien accueilli, il lui demande ce qu’il peut faire pour elle, et lui propose même de parler d’elle au roi.

 

C’est un peu comme si, pour me remercier de l’avoir aidé, un haut placé me demande ce que je veux, et si je veux qu’on parle de moi au président de la République… Que répond-elle ? Tout simplement : « J’habite au milieu de mon peuple »… Sous-entendu, non merci, je n’ai besoin de rien, je suis avec les miens et cela me suffit.

 

Aujourd’hui, qui d’entre nous aurait eu la même attitude ? N’aurait-on pas entendu : « Oui, je veux bien que vous parliez de moi au président, ma sœur n’arrive pas à trouver du travail », ou encore « Je veux bien que vous me fassiez  rencontrer le ministre du commerce, je voudrais ouvrir une entreprise », etc…, etc…

 

Non, cette femme ne demande rien en retour. Ce qu’elle a fait, elle l’a fait gratuitement. Et quand bien même, elle sait qu’avec Elysée, elle a la possibilité d’obtenir (sans se pervertir, c’est important de le dire), des avantages, certainement des biens matériels, elle ne lui demande quand même rien.

 

Mais ensuite, c’est le serviteur d’Elysée, Guehazi, qui remarque que cette femme n’a point d’enfant, et que son mari est vieux. Pour la remercier, Elysée prophétise donc que, dans 1 an, à la même époque, elle aurait un fils…

 

Ce à quoi elle répond : « Non! mon seigneur, homme de Dieu, ne trompe pas ta servante! »

En fait, elle ne voulait pas que le prophète lui donne de faux espoirs…

Quoi qu’il en soit, voilà qu’elle tombe enceinte, et conçoit un fils, Samuel, qui finalement mourut peu de temps après, de mort naturelle.

 

Et c’est là ou l’attitude forte et positive (même dans la douleur et l’amertume) de cette femme va se révéler encore plus extraordinaire…

Déjà, quand l’enfant meurt, sur ses genoux, elle ne panique pas, elle ne crie pas, peut-être même ne pleure-t-elle pas…


Elle se lève, avec force, et s’en va rencontrer le prophète. Quand son mari l’interroge, elle lui répond un message POSITIF : « Tout va bien ! ». Alors que son fils vient de mourir.


Même quand Guehazi, le serviteur d’Élysée vient à sa rencontre, encore une fois, il ne rencontre pas une femme en pleurs, abattue, s’apitoyant sur elle-même, mais une femme qui lui répond « Bien ! » (verset 26), quand il lui demande si son mari et son enfant vont bien.

 

D’ailleurs, elle aurait pu commencer à lui raconter en pleurant, ce qui lui arrive, comment l’enfant qu’elle a eu grâce à eux est mort, etc…, non, elle est restée forte, digne, et même, discrète. Je voulais insister sur ce point car souvent, surtout les femmes, nous avons tendance à nous apitoyer sur nous même et alerter le monde entier lorsque nous estimons que nous souffrons...

Savons-nous rester dignes dans la souffrance et la douleur ? Savons-nous être patients ?


Continuons. Ensuite, elle va à la rencontre d’Elysée, et c’est là, qu’elle va faire preuve de foi et de persévérance. La foi parce que tout, absolument tout, dans l’attitude de cette femme montre qu’elle avait en elle, la certitude que tout allait être réparé. La foi encore, parce qu’en mettant le prophète face à ses responsabilités (c’est lui qui lui a promis l’enfant alors qu’elle n’avait rien demandé), elle savait que l’issue allait être heureuse.

La persévérance, parce que, quand Elysée envoie son serviteur auprès de l’enfant, elle ne s’en contente pas et fait comprendre au prophète qu’elle ne le lâchera pas.


Ceci rappelle d’ailleurs, la parole de Jacob qui tenait un ange, et l’empêchait de partir :

 

Genèse 32.27 :

 

«  Et Jacob répondit: Je ne te laisserai point aller, que tu ne m'aies béni. »

 

Et finalement, le prophète est allé lui-même, et il a ressuscité l’enfant.

 

Voilà comment nous devrions faire avec Dieu, persévérer, persévérer, et persévérer encore lorsque nous prions. Et ne jamais se décourager. Jésus expliquait lui-même que, seulement pour ne plus être dérangé, un juge est capable de donner à celui qui l’importune, la justice qu’il demande. Combien de fois Dieu qui nous aime ?

 

Alors, j’ai envie de finir en demandant que Dieu nous aide, à ressembler à cette femme Sunamite. Cette femme qui a montré un grand cœur, une très grande humilité en ne demandant pas de grandes choses alors qu’elle le pouvait, une attitude positive même dans la douleur, en toute circonstance, et la foi, la certitude que les choses allaient s’arranger.

Rappelons nous juste d’une chose : cette femme n’a absolument rien demandé, ni à Dieu, ni au prophète, dans ce récit. Mais elle a toujours été exaucée !

Que Dieu vous bénisse, bonne fin de journée.

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Bernard 20/08/2011 19:05



Merci Waddle pour le commentaire,j'aime tout simplement ce que tu as dit.


Que Dieu te bénisse et merci de m'avoir averti de ce commentaire.



mebene 20/08/2011 16:34



j'allais juste dire que la description de la manière dont elle tombe enceinte peut être "librement" interprétée... Je me comprends



Waddle 20/08/2011 21:33







domi 20/08/2011 12:17



"Chambre à l'étage..." Luc 22/10 Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, 11 et vous direz au maître de la maison : Le
maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? 12 Et il vous montrera une grande chambre haute,
meublée : c'est là que vous préparerez la Pâque.


*


"Cruche d'eau..." Genèse 24/43 voici, je me tiens près de la source d'eau, et que la jeune fille qui sortira pour puiser, à qui je dirai :
Laisse-moi boire, je te prie, un peu d'eau de ta cruche, et qui me répondra : 44 Bois toi-même, et je puiserai aussi pour tes
chameaux, que cette jeune fille soit la femme que l'Éternel 44 a destinée au fils de mon seigneur
!


*


Voici quelques textes, celui de Luc parle de chambre haute ou "à l'égage", celui de la Genèse, d'une femme destinée au fils de mon seigneur que moi, j'interprète "au fils de Dieu", soit, Jésus...


*


Comme je l'ai souvent souligné, l'At est prophétique et les prophéties ne s'arrêtent pas à la "mort" de Jésus...


*


Le fils qui a été promis à la sunamite, c'est un peuple, et seul Jésus est capable de lui donner la vie, par son souffle, ou plutôt, son esprit...


*


C'est comme pour rébecca :


Genèse 24/60 Ils bénirent Rebecca, et lui dirent : O notre soeur,
puisse-tu devenir des milliers de myriades, et que ta postérité possède la porte de ses ennemis !


*


Et comme tout le monde le sait, maintenant :





.




Esaïe 46:10


J'annonce dès le commencement ce qui doit arriver, Et
longtemps d'avance ce qui n'est pas encore accompli ; Je dis : Mes arrêts subsisteront, Et j'exécuterai toute ma volonté.





L'histoire de la sunamite n'est pas qu'une simple histoire, belle, certes, c'est une prophétie à lire d'une manière particulière, tout comme l'ensemble de l'At...


*


Le soucis, c'est qu'une femme, pour la plupart des chrétiens, ne peut avoir de rôle important dans les plans de Dieu, mais Dieu a pourtant destiné une femme à son fils, mais, bien sûr, dans un
sens "terrestre"...





*




Genèse 24:40



Et il m'a répondu : L'Éternel, devant qui j'ai marché, enverra son ange avec toi, et fera réussir ton voyage ; et tu prendras pour mon fils une femme de la famille
et de la maison de mon père.






 


 


 


 


 


 



mebene 20/08/2011 00:23



hum,


 


je ne sais pas si sur cet espace il est possible de faire du mauvais esprit.



Waddle 20/08/2011 12:40


Hello Mebene, qu'entends-tu par faire du mauvais esprit? En tout cas, sens toi libre.


DiDDy 19/08/2011 21:54



Waouh tr belle histoire et very inspiring, je ne la connaissais pas. Ce sont des gens "inconnus" que j'aime bien en entendre parler. Ceux la qui ne sont pas populaires et ne font pas la une des
enseignements bibliques. Ceux dont l'histoire passe inapercue. L'attitude de cette femme est tout simplement a imiter. Remarquable.


Bon, tr belle analyse aussi de ta part hein.  On plussoie ici par comment ? lol